• irenecrampes

Jour 45: A casar gusanos de fuego

Dernière mise à jour : 24 juin 2021

Je ne sais plus si je vous ai déjà parlé du "gusano de fuego"... Au pire, je recommence et j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur!


Le "gusano de fuego" est une sorte de mille pattes marin au fort pouvoir urticant (d'où son surnom : ver de feu).

Son plat préféré? Les polypes de corail. Déjà vous commencez à entrevoir le problème...

Son prédateur? La langouste. Or, des langoustes, il n'y en a plus dans la zone du projet. C'est pourtant une zone théoriquement protégée où la pêche est interdite. Malheureusement, sans un personnel de surveillance permanent, il est quasi impossible de garantir que cette interdiction soit respectée. Résultat, même s'il nous arrive de voir des juveniles, il semble que les langoustes aient disparu.


Pour nous, c'est un problème majeur. Car non contents de manger les polypes, les gusanos transmettent des bactéries au corail et en particulier aux "cornes d'élan" ou "Acropora Palmata", celles là même que j'ai déjà évoquées dans des posts précédents et qui se meurent à une vitesse alarmante.

Notre solution, en attendant d'avoir les fonds nécessaires pour assurer la vigilance 24/7 de la zone, les chasser, impitoyablement!


Nos armes? une fois n'est pas coutume, nous sommes contents d'en avoir à disposition: des bouteilles en plastiques!

La méthode est assez rudimentaire: nous emportons un peu de poisson ou de calamar que nous disposons sur la roche (le corail mort) et nous attendons. Pas très longtemps il faut avouer. Rapidement, les gusanos sortent des micros grottes où ils aiment se réfugier pour venir déguster leur plat. Et nous en embuscade, armés de nos bouteilles, nous les aspirons!


Evidemment il y a un truc !

C'est que m'enseigne Manuel.


D'abord il est plus facile d'aspirer le millepatte par le milieu du corps que par une extrémité (il y a plus de "prise").

La deuxième astuce consiste à exercer la pression sur la bouteille avant d'approcher la bête. Cela évite en effet que le gusano soit remué par l'eau qui s'échappe lors de la pression. Il faut bien entendu être vigilant à ne pas libérer accidentellement un gusano déjà attrapé dans la bouteille... Mais avec un peu d'entrainement, c'est sacrément efficace!

Ce n'est pas Juan qui me contredira !!




Il suffira ensuite une fois à terre de changer l'eau de mer de la bouteille pour de l'eau douce.



Radical...!



Cette technique est assez contraignante il faut bien l'avouer.

Du coup, nous avons observé la bestiole, réfléchi et imaginé des pièges.

En effet, pour se déplacer le gusano a besoin d'une surface rêche, qualité qu'a le ciment.

A l'inverse il lui est impossible de se déplacer sur une surface lisse, qualité qu'a le verre...

Et là eurêka!!!! L'idée est de mettre les appâts dans des bouteilles en verre prises dans une gangue de ciment. Attiré, le gusano va grimper jusqu'au goulot et tomber dans la bouteille d'où il lui sera impossible de ressortir.

Cette technique doit nous permettre dans attraper plus avec moins d'effort et une perte de temps bien moindre. Il suffira de relever les pièges, de les vider, d'y remettre des appâts et de les remettre en place.


Cet après midi nous avons donc installé 4 pièges. Demain nous irons les relever. Croisons les doigts pour que l'expérience soit concluante. Si c'est le cas nous aurons un bon prétexte pour porter un toast (et avoir quelques bouteilles de "Presidente" supplémentaire pour en réaliser d'autres!).

A suivre....

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