• irenecrampes

Jour 2: ¡A Trabajar!

Dernière mise à jour : 5 mai 2021

Chers Globedreamers


2ème jour sur site il est temps de se mettre au travail!

Pour bien démarrer, et parcequ’il est plus agréable de travailler dans un environnement propre, ce matin c’était opération nettoyage.

Il a fallu tout d’abord passer à la mairie récupérer de grands sacs poubelle de 200 litres. Pas évident à transporter à pied quand ils sont fournis « en vrac »… mais on ne va pas faire la fine bouche.

Avec mon paquet de sacs sur le dos, je suis donc partie, à pied, en direction de l’embouchure du Rio Sosua. Contribuer au nettoyage de la nature est un sport (si, si) qui requiert de ne pas avoir peur d’être parfois un peu ridicule ! En même temps les sacs sont fournis en vrac... alors ca fait du volume !



L’avantage c’est qu’avec mon attirail je ne passe pas inaperçue et que cela suscite la curiosité des boutiquiers de la plage que je dois longer pour rejoindre mon « spot ».

S’ensuivent questions et discussion.

Cette fois, c’est donc le gérant d’une boutique de souvenirs qui m’interpelle, surpris de voir une « touriste » marcher d’un pas décidé avec sa réserve de sacs poubelles.

Je me suis donc arrêtée pour échanger avec lui. J’ai bien fait ! J’ai ainsi eu l’occasion de lui parler du projet et de voir son sourire s’élargir au fur et à mesure.

Lui n’est pas de Sosua même, mais d’une autre communauté éloignée d’une petite dizaine de kilomètres, Montellano. Et il a pour ambition de monter un groupe de volontaires pour nettoyer une de mes plages préférées (que j’ai déjà eu l’occasion de débarasser de ses plastiques) : la playa Cangrejo situé à l’embouchure du Rio Camu derrière l’aéroport de Puerto Plata.

Je l’ai quitté sur la promesse de participer prochainement à un nettoyage là-bas. Ce sera l’occasion de rencontrer d’autres volontaires d’échanger sur la protection des écosystèmes côtiers qui font l’attractivité de cette province, et je l’espère, de retrouver des amis avec lesquels nous avons déjà œuvré sur cette même plage.

Pour « sceller » notre collaboration, José m’a offert une larimar brute, cette pierre bleue unique au monde (puisqu’on ne la trouve qu’ici en République Dominicaine) que j'adore.



C’est donc avec un peu de retard – mais c’est pour la bonne cause – que j’arrive à l’embouchure du fleuve pour retrouver « Meyo », un pêcheur de la communauté avec lequel j’avais rendez-vous pour le nettoyage. Il y a du boulot !

Ces dernières semaines ont été assez arrosées ce qui signifie que la rivière a charrié bon nombre de déchets et que la mer en a rejeté tout autant…




A peine avions nous commencé qu’un jeune garçon d’une dizaine d’année me propose son aide et se met à remplir son sac consciencieusement.



Ce n’est pas la première fois, mais ça me fait toujours quelque chose qu’un gamin vienne spontanément mettre la main à la pâte! Il est parti retrouver ses amis après avoir bien rempli son sac alors que je ramassais dans mon coin ce qui fait que je n’ai même pas pu le remercier ! Demain quand je reviendrai continuer, sans doute le reverrai-je. Je pourrais réparer ce tort et si il l’accepte peut être réaliser une micro interview ….


Au bout de 1600 litres, la chaleur commençant à grimper (et les fourmis à devenir agressives) nous avons décidé d’interrompre notre collecte.


Meyo avait du travail à la poissonnerie et de mon côté il me fallait passer au jardin pour commencer à planifier l'agrandissement de la pépinière: délimiter la zone, prendre les mesures, calculer les besoins en matériel. Dès demain on attaque le débroussaillage!



En attendant, j'ai quelques kilomètres à faire à pied pour rentrer en passant par le bord de mer (et faire quelques courses en passant) donc.... je vous laisse sur cette jolie vue de la baie


A demain!!

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